Live Coverage of the 2006 Magic World Championships

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Video
  • Quarterfinals (85.5 MB zip)
  • Semifinals, Part 1 (116 MB zip)
  • Semifinals, Part 2 (52.7 MB zip)
  • Team Finals (75 MB zip)
  • Finals (79.6 MB zip)
  • Awards Ceremony (5.6 MB zip)
  • Un pour tous et tous pour un !

    Magic est une discipline individuelle et pourtant la première condition pour s'y adonner est de rencontrer un adversaire. A la différence d'un coureur de 100m qui peut s'isoler pour préparer une compétition, la pratique du jeu Magic n'aura jamais d'autre sens qu'à travers la confrontation. Bien que tombant sous le sens, cet aspect se renforce d'autant plus lorsqu'on approche une vision compétitive du jeu. Le playtest nécessite des camarades motivés et la compétition a d'autant plus de valeur lorsque le ratio entre le nombre et le niveau de jeu de ses participants est élevé. Aussi, l'esprit d'équipe qui anime bien souvent les joueurs de Magic est une exception propre à notre jeu favori.

    Cette avant-dernière journée (et oui déjà) s'ouvre donc par la compétition par équipe. Les français Sylvain Lauriol, Selim Creiche et Jonathan Rispal ont décroché la 11e place au terme de la compétition individuelle. Quoique très honorable, ce classement ne saurait les satisfaire et ne leur laisse qu'un infime droit à l'erreur pour atteindre le top 2. Il va donc falloir prouver sa maîtrise du Rochester draft, exercice contrasté à tel point qu'il fut abandonné un temps et reste proscrit en compétition individuelle. Certains y trouvent un côté jouissif, une façon de démontrer au grand jour à ses adversaires la supériorité de sa technique de draft. Mais surtout, le métagame y prend tout sons sens, tant il est vrai qu'avoir de jolis decks ne suffit que rarement à se tirer d'affaire face à des jeux aussi disgracieux que conçus pour remporter ce seul match. L'équipe de France se doit de renverser la hiérarchie actuelle afin d'accéder à la finale de dimanche.

    Dimanche, toutes les pensées de Gabriel Nassif doivent déjà y mener. Il sera notre unique représentant parmi les joueurs les plus brillants de ce grand tournoi qui n'ont désormais plus qu'un seul objectif : le sacre mondial. S'il remporte ce titre si prestigieux, on sait que Gabriel n'oubliera pas de le partager avec Jonathan Rispal, sa victime lors d'un dernier combat à mort entre compatriotes. Il honorera aussi Raphaël Lévy, adoubé au rang de légende en ouverture de cet événement avant d'aller chercher la 14e place du championnat prouvant, s'il en était besoin, que son palmarès devrait encore s'étoffer. De même pour Bastien Perez, 48e, dont on a peu parlé et, pour cause, son 1/5 du premier jour laissait peu d'opportunité de le retrouver au sommet mais il a su faire preuve de caractère afin de venir chercher une place plus conforme à son rang.

    Pour eux, pour tous les autres qui ont participé avec moins de réussite mais aussi pour nous, Sylvain, Selim, Jonathan et Gabriel vont faire honneur au drapeau tricolore, celui qui ne flottait pas encore sur les toits de Paris lorsque les trois mousquetaires animés par le même esprit collectif d'excellence étaient déjà quatre.



    Quarterfinals   Semifinals   Finals   Champion
    1 Paulo Carvalho   Ryo Ogura, 3-0        
    8 Ryo Ogura   Ryo Ogura, 3-2
           
    4 Nick Lovett   Nick Lovett, 3-1   Makihito Mihara, 3-0
    5 Katsuhiro Mori    
           
    2 Paulo Vitor Damo da Rosa   Makihito Mihara, 3-2
    7 Makihito Mihara   Makihito Mihara, 3-2
           
    3 Tiago Chan   Gabriel Nassif, 3-2
    6 Gabriel Nassif    

    National Team Finals

    1 Team Japan Team The Netherlands, 2-0
    2 Team The Netherlands




    EVENT COVERAGE INFO

    • Blog - 6:33 p.m. - Conclusion
      by Laurent Cestaro
    • Decklists: The Top 2 Team Decks
      by Event Coverage Staff
    • Team Profiles: Japan and the Netherlands
      by Ted Knutson and Scott Johns
    • Blog - 8:38 p.m. - Ronde 2 : Etats-Unis contre France
      by Laurent Cestaro
    • Blog - 4:17 p.m. - Ronde 2 : France contre Argentine
      by Laurent Cestaro
    • Blog - 2:43 p.m. - Article : Observations en Rochester Draft
      by Event Coverage Staff
    • Blog - 11:11 a.m. - Un artiste magique : Aleksi Bricot
      by Laurent Cestaro
    • Feature: The Top 8 Player Profiles
      by Event Coverage Staff
    • Decklists: The Top 8 Decks
      by Event Coverage Staff



    • Decklists: The Top Extended Decks
      by Event Coverage Staff
    • Article: Votre bombe metagame en PTQ Étendu
      by Ted Knutson, translated by Bruno Billion
    • Day 3 Blog Achive - All the stories from Day 3 here!
      by Laurent Cestaro & Staff



    • Day 2 Blog Achive - All the stories from Day 2 here!
      by Laurent Cestaro & Staff
    • Round 10: Pods


    • Round 7: Pods



    • Day 1 Blog Achive - All the stories from Day 1 here!
      by Laurent Cestaro & Staff
    • Feature: Portrait de Raphaël Lévy
      by Laurent Cestaro
    • Info: Day 1 Country Breakdown
      by Event Coverage Staff
    • Info: Day 1 Player List
      by Event Coverage Staff
    • Info: Fact Sheet
      by Event Coverage Staff
     1.  Makihito Mihara $50,000
     2.  Ryo Ogura $25,000
     3.  Nick Lovett $17,750
     4.  Gabriel Nassif $15,000
     5.  Paulo Carvalho $13,500
     6.  Paulo Vitor Damo da Rosa $13,500
     7.  Tiago Chan $10,500
     8.  Katsuhiro Mori $15,000
    Pairings Results Standings Standings
    (Team)
    Final
    22
    21
    20
    19
    22
    21
    20
    19



    22
    21
    20
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    17
    16
    15
    14
    13
    18
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    12
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    9
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    BLOG

     
  • Saturday, December 2: 11:11 am - Un artiste magique : Aleksi Bricot
    by Laurent Cestaro


  • Lorsque l'on rencontre Aleksi, son look soigné nous incite à l'imaginer davantage sur scène aux côtés de James Maynard Keenan que dans une salle remplie de joueurs de Magic. En l'occurrence, l'apparence n'est pas si trompeuse car nous sommes bel et bien en présence d'un artiste.

    A 28 ans, cet illustrateur free lance est en train d'acquérir une notoriété croissante au sein de notre univers pour ses contributions graphiques sur nos si précieux bouts de cartons. Aleksi a débuté chez Wizards of the Coast il y a trois ans pour le bloc Kamigawa. On ne saurait manquer de souvenir, par exemple, de l'écrin brûlant de Flame of the Blood Hand. Peu à peu, il a dû s'impliquer dans l'illustration de plus en plus de cartes jusqu'à devenir l'un des artistes les plus influents lors des dernières séries. Une récompense professionnelle qui ne le laisse pas insensible, il raconte : " un jour, une amie m'appelle pour me dire qu'elle avait vu une bannière géante avec mon dessin du Simic Guildmage. Lorsque j'ai vu les photos, j'étais vraiment ému et j'ai alors réalisé le crédit que l'on m'accordait. Je suis vraiment ravi de ma collaboration avec Wizards of the Coast, c'est très valorisant de se voir accorder autant de confiance. En particulier, je suis heureux participer au style guide* de la prochaine édition. Imaginer qu'un artiste que j'admire comme Brom pourrait dessiner selon des orientations que j'aurai défini serait une fierté immense."

    On l'imagine bien, Aleksi ne se cantonne pas à Magic et a su s'imposer dans d'autres milieux " J'ai fait beaucoup de couvertures pour romans, participé aux bandes dessinés Les légendes de la table ronde ainsi qu'à un épisode de Spawn. Je travaille également beaucoup avec Ubi Soft dans le jeu vidéo. Chez Wizards, j'ai également réalisé le packaging complet de Dreamblade " Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'art d'Aleksi ne se limite donc pas à la Fantasy, il explique : " je suis très polyvalent , c'est une exigence que je me suis imposée en début de carrière de peur d'avoir des difficultés à trouver un emploi " L'interrogeant sur ses influences, il répond : " elles sont nombreuses, j'ai commencé à dessiner avec les comics mais c'est surtout le cinéma, un milieu qui me fascine depuis toujours. Plus jeune, je souhaitais devenir maquilleur ou technicien en effets spéciaux. " Comme il l'indique sur son blog, la liste de ses films favoris serait interminable.

    Reste qu'on ne pouvait manquer de lui demander s'il savait jouer avec les cartes qu'il illustre. " Non, confesse t-il, mais j'ai toujours été attiré par ce milieu. Plus jeune j'achetais des livres de Donjons & Dragons et des cartes Magic sans jamais trouver le temps pour essayer un jour de lire les règles mais leur graphisme exerçait une attraction extraordinaire sur moi. " Aujourd'hui nous nous devons de retourner l'hommage car c'est bien lui qui participe à la fascination que nous avons pour Magic. Mais il complète " Parfois des joueurs viennent me voir et me dise que la carte est super forte, c'est le cas pour Windreaver par exemple. Finalement, je me rend compte que ça me fait autant plaisir que si l'on me flattait pour le dessin." Aleksi est donc un homme de goût cultivé mais aussi un passionné pétri de talent.

    Son site personnel

    *Regroupement de notes et d'illustrations qui définit le style graphique d'une série afin d'uniformiser les contributions des différents illustrateurs.



     
  • Saturday, December 2: 2:43 pm - Article : Observations en Rochester Draft
    by Event Coverage Staff


  • The letter S!amedi matin, toute l'équipe s'est éparpillée dans la salle de draft à la recherche d'infos et de rumeurs.

    Ted Knutson

    En me promenant dans la zone de draft du Rochester Un, une chose est rapidement évidente.

  • Nous (le Grand Prix et le Pro Tour) n'avons pas fait ça depuis longtemps. En fait, la dernière fois qu'à ma connaissance, un Rochester par équipes a été organisé avant les tests d'hier soir, c'était lors des Worlds l'an dernier.
  • Une vision devenue rare, un Rochester Draft en pleine action.

  • Quand personne ne s'entraîne à ce format, organiser un tel draft est certes un peu confus.
  • Quelles que soient les extensions draftées, ce format reste très difficile et il peut par conséquent être particulièrement gratifiant pour ceux qui le pratiquent. C'est vrai, même si un draft Spirale temporelle jouit d'une excellente réserve de bonnes cartes, qu'il est difficile de terminer sans un deck à peu près décent. La grosse différence avec le Rochester, c'est qu'un deck décent, ça ne suffit pas... Il faut vraiment un bon deck qui puisse rivaliser avec ce que vos adversaires ont drafté.
  • Sachant que les Américains avaient fait quelques tests, je les observe pendant le draft, espérant que mes oreilles ne seront pas assaillies par leur langage peu châtié si tôt le matin. Rapidement, il est évident que les Américains gagnent la bataille des ouvertures, ajoutant Mage du Parchemin et Kærvek l'impitoyable à leurs piles. Il réussissent même à trouver un Téfeiri à l'ouverture et à le placer dans la pile de Paul Cheon alors que son adversaire a au moins cinq cartes à suspension jouables dans son tas. En fin de draft, les decks chinois paraissent solides et ils ont une excellente chaîne de rebelles en siège A pour accompagner la Désintégration qu'il découvrent à l'ouverture de leur dernier booster. Mais les decks américains en B et en C ont l'air de meilleure qualité, et le match de Lundquist est certainement gagnable. D'un autre côté, les Chinois ont montré leur force pendant deux Championnats du Monde de suite, alors je réserve mon jugement.

    Hanno Terbuyken

  • La France est connue de par le monde comme le pays du fromage. Mais on ne pourra pas accuser l'équipe française d'être puante, car les trois joueurs du pays accueillant le championnat sont les seuls à serrer la main de l'équipe adverse avant la Ronde 1.
  • Il est difficile de se passer des vieilles habitudes, comme le prouve Nicolai Herzog pendant le draft. Avec ses années d'expériences en Rochester par équipes, le membre de l'équipe norvégienne a du mal à s'adapter aux nouvelles règles de communication. Bien que les équipes aient le droit de parler librement, Nico utilise encore ses mains pour signaler à ses équipiers quelles cartes choisir. Mais il profite de l'usage de la parole pendant les périodes de consultation des boosters. Donc, avec un peu de chance, d'ici la Ronde 4, il papotera comme tous les joueurs plus jeunes qui n'ont jamais eu à se taire pendant un Rochester Draft.
  • Le Rochester Draft par équipes semble être compliqué pour plus d'un joueur du tournoi. Partout dans la salle, les numéros de table sont utilisés pour suivre le joueur qui a ouvert le booster. Cependant, les équipes anglaise et israélienne perdent totalement le cours du déroulement du draft. Elles commencent avec le premier booster depuis le mauvais siège, alors leur ordre de sélection est très différent des instructions données par l'arbitre. Au bout du compte, cependant, les deux équipes parviennent à faire leur draft sans incident.
  • Les anglais ont aussi décidé que, comme toutes les équipes peuvent les comprendre, ils parleront en code... Une sorte de rime d'argot cockney. Ainsi " The pigeon opens the door with its song " (comprenez, le pigeon ouvre la porte en chanson), une fois ce code traduit, signifie " Ramasse la rare ". Apparemment, ça marche, puisque Craig Stevenson se retrouve avec un Pigeon de son, Kærvek le pigeon et le Pigeon pestiféré dans sa pile.
  • Julien Nuijten est visiblement impatient de finir son draft, perché sur le bord de la table et zyeutant les cartes étalées dans le draft Pays-Bas/ Argentine.
  • Si l'équipe adverse a un deck slivoïde, est-ce que vous allez lui donner un deuxième Slivoïde des laîches ? C'est exactement ce que vient de faire l'équipe finlandaise. Après avoir en avoir laissé un premier à David Reitbauer de l'équipe d'Autriche, la Finlande préfère choisir un Scintillement momentané en quatrième choix et lui laisse récupérer le deuxième. Autant vous dire que les Autrichiens sont très satisfaits de leurs decks. David a un deck slivoïde rouge/noir, contenant les deux Slivoïdes des laîches et deux Scinde-os et sept sorts de retrait. Benedikt Klauser a une concoction blanche et bleue incluant un Paladin pentarque, un Guide griffon et une chaîne de rebelles. Nikolas Eigner présente un deck vert/bleu rempli de toutes les cartes que vous souhaiteriez avoir dans cette combinaison : Éphéméroptère errant, Bulot puiseur, Serpent mystique, Baloth de Boissambre, Araignée de la pénombre... Vous cherchez, il a. L'équipe autrichienne figure parmi les favoris en dehors des équipes vedettes pour gagner le titre par équipe au début du tournoi. Si elle parvient à drafter d'autres decks comme ceux-ci, elle va certainement arriver plus haut que sa dixième place actuelle aux classements.
  • Tim Willoughby

    Il y a bien des cas où ce format peut punir le dilettante ou récompenser celui qui sait ce qu'il fait. Pour le premier draft de la journée, il est intéressant de voir quelles équipes se sont visiblement entraînés et ont mis au point un plan, et comment ces plans vont se concrétiser.

    Les équipes portugaise et galloise mettent la main à la pâte en 'Team Roch.'

  • Comme chaque deck de ce format n'a vraiment qu'un équivalent, les decks qui peuvent paraître très puissants en théorie ne sont pas automatiquement ceux que vous voulez drafter. Il faut toujours réfléchir à l'équivalence adverse. La surprise n'existe pas, vu que tout le monde voit ce qui est choisi. Les bombes sont désamorcées, et les équipes doivent déterminer sur-le-champ s'il vaut mieux prendre une carte par pure haine ou se concentrer sur la construction des decks.
  • Un excellent exemple est le draft Pays de Galle/ Portugal. En troisième booster, le Pays de Galle découvre un Kærvek l'impitoyable, un Éphéméroptère errant et une Suie étrangleuse. Sans deck rouge/noir en place qui puisse maximiser l'utilisation de Kærvek, les Gallois choisissent les deux cartes qui fonctionnent dans leur stratégie. Ce qui permet à la puissante légende d'être récupérée par Paulo Carvalho qui, jouant rouge/noir, pourra l'opposer à la concoction rouge/verte du Gallois Jimmy Chung. Chung, d'ailleurs, aura du mal à s'en débarrasser s'il ne récupère pas autre chose que la petite Hache d'éclairs qu'il a pour l'instant dans sa pile.

    Mais d'un autre côté, s'ils avaient laissé la Suie étrangleuse, le deck de Jimmy et sa horde de gros monstres ne seraient pas aussi inquiets, et prendre Kærvek aurait été faisable pour Nick Lovett, qui jouant contre Joao Martins, pourrait en avoir besoin contre du vert/noir.

  • Il y a toujours le potentiel de se faire léser en ouverture en Rochester par équipes, comme dans tout format Limité, mais il est très important de faire en sorte que les cartes vraiment très puissantes ne fassent pas le tour de la table, même si la qualité de votre deck à venir s'en ressent. C'est très différent du Rochester draft en individuel, où le draft de haine peut déclencher des bagarres violentes aux tables de draft. Dans le draft Pays de Galle/Portugal, les deux Salves sulfureuses sont récupérées à l'ouverture par le Portugal, et elles terminent dans le même deck. C'est un vrai coup de chance. La sélection prend vraiment toute son importance dans des situations où par exemple, les Gallois laissent filer un Front de bourrasque qu'il découvrent et donnent par la même occasion un peu plus d'allonge aux constructions portugaises.
  • Un nouvel élément du format qui change un peu les choses, c'est l'autorisation de la communication verbale (et non verbale, comme auparavant) pendant le draft et le jeu. Cela semble favoriser les nations avec des langues plus exotiques, mais en règle générale, c'est un facteur qui simplifie les choses pour les équipes nationales qui n'ont pas eu l'occasion de travailler suffisamment ensemble pour perfectionner leurs signaux codés. L'équipe anglaise, en apprenant la nouvelle, décide qu'elle est désavantagée, ce qui provoque l'utilisation de rimes d'argot cockney et de codes secrets verbaux. C'est assez amusant à observer, même si vous n'y comprenez rien (par exemple, " Mexican Dwarf " ou " Mexican ", c'est la rime d'argot cockney pour " morph ", la mue), mais dans la plupart des cas, il est plus important de réfléchir à vos choix et aux équivalents adverses, car vous n'avez pas le temps de vous amuser et, si vous ne l'avez toujours pas compris, je le répète, c'est un format difficile.
  • Scott Johns

    Bon, c'est vrai que j'ai une passion pour le format Rochester Draft par équipes, mais je dois avouer que j'ai trouvé fascinant le draft opposant le Japon et le Brésil. Les Brésiliens sont au départ, alors Paulo est le premier à ouvrir un booster. Voilà en quelques secondes comment la table est organisée.

    Hidenori Katayama Katsuhiro Mori Shouhei Yamamoto
    Elton Fior Paulo Vitor D. Da Rosa Carlos Romão

    Le Brésil voulant du vert sur la gauche, son booster d'ouverture contient une énorme bombe parfaitement appropriée à ce plan, Force spectrale, mais Paulo doit d'abord récupérer une Phtisie qui ne finira même pas dans son deck. Comme souvent dans ce genre de draft, ce booster contient toutes les couleurs des joueurs (à l'exception de Paulo). Très vite, il devient clair que Paulo est bleu/blanc; qu'Elton est vert base avec des options de couleurs si nécessaire, et que Carlos va probablement s'orienter sur noir/rouge. Pour les Japonais, Mori est bleu/blanc et Yamamoto est noir/rouge.

    Le seul problème, c'est que Katayama, sur la droite (selon la perspective des Japonais) est vert, et qu'Elton est lui aussi vert. Avec la direction des drafts, il apparaît qu'Elton a plus de chances de récupérer les cartes vertes importantes, mais en revanche, cela signifie que Yamamoto se retrouve dans la même position par rapport à Carlos sur le noir. C'est important, parce que le vert est plus lourd que le noir et qu'il a plus de cartes redondantes, alors que le noir est plus léger et que certaines cartes clés sont primordiales et n'ont pas de doublons. Ayant dit cela, il n'est pas surprenant que Yamamoto réussisse à réunir un deck solide contenant plusieurs Suies étrangleuses avec la capacité de les jouer en flashback quand il le désire.

    Tandis que le draft continue, je suis surpris de constater de voir que les Japonais draftent mieux pour leurs matchs individuels. Pour le match Mori/Paulo, par exemple, j'ai l'impression que le Japonais drafte un deck bleu/blanc plus rapide et plus concentré, adapté sur mesures au deck bleu/blanc qu'il sait devoir bientôt affronter, puis il l'étoffe avec des cartes de contrôle plus importantes comme Conte-destins errants et Slivoïde télékinésique. Pendant ce temps, Paulo laisse passer le genre de cartes que Mori engrange, finissant (à mon avis) avec un deck plus lourd et moins concentré contenant différents aspects, comme quatre exemplaires de Remous temporels.

    (Ne vous méprenez pas, j'adore les Remous temporels, mais ils fonctionnent mieux quand vous les utilisez pour maintenir un avantage de tempo déjà établi pas pour tenter de l'établir. Dans un deck plus lent, les Remous ne sont pas aussi bons parce qu' ils touchent des créatures qui coûtent moins de quatre juste pour maintenir le niveau, ce qui signifie la plupart du temps une perte supplémentaire de tempo.) Un autre problème, c'est le Corgueule récupéré par Mori qui pourrait poser bien des soucis à Paulo. En dépit de tout ça se déroulant sous ses yeux, Paulo drafte tant de créatures d'endurance un après la sortie du Corgueule qu'on en arrive à un point où au moins un tiers de ses sorts sont des créatures d'endurance un. Heureusement pour lui, Carlos chaparde un deuxième Corgueule à temps, mais je commence à me faire du souci pour toutes ces petites bestioles si le Corgueule montre le bout de son nez.

    Les Remous temporels peuvent le retenir un peu, mais le deck de Paulo ne contient pas beaucoup de blessures à faire passer pendant le temps ainsi gagné, ce qui veut dire que le Corgueule a la possibilité de revenir et de menacer une bonne partie de son armée. Heureusement pour lui, et il l'admet, un Ixidron primordial pour sa stratégie a la gentillesse de sortir d'un booster de son côté, ce qui lui procure un contrôle de créature désespérément utile en combinaison avec la Conflagration et le Kavru gueuldefeu s'il parvient à faire fonctionner le mana. Enfin, je suis sidéré de le voir laisser passer un Serpent des sillages, une carte excellente en miroir à cause de sa force et de sa capacité à faire jouer aux devinettes, combiné aux Voyants des fonds marins draftés par chaque joueur. Mori prend ce beau cadeau quand il se présente à lui, ce qui porte ses mues à quatre en combinaison avec un Voyant des fonds marins, le Corgueule et un Changeforme vésuvéen, une autre grosse carte miroir bleue/blanche qui aurait dû finir dans le deck de Paulo, et pas celui de Mori.

    Observer le draft et la construction de deck est édifiant. Les Japonais sont rapides et concentrés, et les Brésiliens ont encore des problèmes à se mettre d'accord en équipe sur les choix. Carlos et Paulo sont plusieurs fois en désaccord sur les cartes de leurs decks respectifs, et même si au bout du compte, les équipiers parviennent à travailler de concert, il est très clair pour le spectateur que les Japonais ont une stratégie commune. Il faut dire que Mori dirige l'intégralité de leur draft. Ses équipiers font des suggestions de temps en temps, mais il est clair que c'est Mori qui coordonne les opérations pour toute l'équipe, qui choisit les cartes et qui, il faut l'avouer, coordonne une splendide série de decks.



     
  • Saturday, December 2: 4:17 pm - Ronde 2 : France contre Argentine
    by Laurent Cestaro


  • The letter A!vant cette ronde, la France est 9ème et l'Argentine un rang derrière. Pour atteindre la finale, les deux équipes n'ont déjà plus droit au moindre faux pas.

    Le draft a semblé plutôt tourner à l'avantage des français. Sylvain Lauriol dispose d'un jeu Blanc-Bleu très solide qu'il adapte en plus pour contrer les cartes fortes de son adversaire. Selim a drafté un jeu rouge vert agressif avec beaucoup de créatures pour peu de sorts et six slivoïdes qui se complètent à merveille. Jonathan s'est dispersé davantage, se sacrifiant pour contre-drafter à plusieurs reprises. Les deux armes principales de son jeu sont un Sengir Nosferatu ainsi qu'une Téferi's Moat utile pour arrêter les nombreuses créatures dotées de la peur de son adversaire direct.

    Selim Creiche (GR) face à Ariel Ferrari Spampinato (GB)

    Manche 1 :

    Les deux joueurs démarrent lentement mais l'argentin prend l'avantage grâce à une Gorgon Recluse. Selim est à 14 puis se retrouve en difficulté sur une autre attaque puisqu'il perd toutes ces créatures. Mais le vice champion de France a de la ressource : tout d'abord, un
    Nantuko Shaman arrive après suspens, suivent deux Pendelhaven Elder et surtout Empty the Warrens lui offrant 8 gobelins. Néanmoins Sélim un déficit de 12 points de vie contre 15. Ariel pioche et reste longuement pensif, Sylvain Lauriol regardant la partie s'interroge " Est-ce qu'il a quelque chose pour s'en sortir ? " Sélim réplique catégoriquement " non ! Il bluffe ". Et Sylvain de surenchérir " Soit il bluffe soit il scoop " au moment précis où l'argentin range ses cartes provoquant l'hilarité générale des spectateurs.

    Selim mène 1-0

    Manche 2 :

    Sur les premiers tours, Ariel met en jeu une Wormwood Dryad ainsi qu'un misérable loqueteux. Selim possède un Pendelhaven Elder, un Thallid Germinator et une Penumbra Spider. La dryade donne un avantage à l'argentin qui ajoute un Vampiric Sliver à sa panoplie de créatures. Selim décide malgré tout de passer à l'attaque avec son totem vert qui subit un Sudden Spoiling. La dryade inflige trois nouveaux points de dommage à Selim qui voit son capital chuter à 11 points de vie. Le français décide d'accélérer, il désintègre la dryade avant de jouer Empty the Warrens. Il attaque avec tout laissant son adversaire sud américain à 12 mais surtout dépourvu de ressources.

    Selim remporte le match 2/0.

    A ce moment, Sylvain mène 1/0 comme Jonathan.

    Jonathan Rispal (BUGw) vs Pedro de Diego (WB)

    Manche 2, Jonathan mène 1-0 :

    Les deux joueurs gardent leurs mains et Pedro joue en premier. Dès le premier tour, Jonathan suspend un Corpulent Corpse puis fait de même au troisième tour avec Riftwing Clouskate. L'argentin joue son premier sort sous la forme d'un Mana Skimmer puis enchaîne le tour suivant avec une Clockwork Hydra. Jo reste patient, il joue un Think Twice et suspend Search the Tomorrow. L'argentin plaisante alors " tu sembles attendre beaucoup de choses aujourdhui…" puis, à son tour, il convoque un Urborg Syphon Mage. Jonathan est à 12 points de vie lorsque tous ses sorts suspendus arrivent en jeu, le Riftwing Clouskate cible la Clockwork Hydra mais Pedro utilise un Momentary Blink pour laisser son hydre en jeu, avec à nouveau tous ses marqueurs. Le français est alors en difficulté, il flashback son Think Twice avant de céder le tour. Pedro neutralise le Corpulent Corpse avec Temporal Isolation puis procède à une attaque complète. Jo troque Riftwing Clouskate pour le Urborg Syphon Mage et tombe à 6. L'argentin rajoute encore un Skulking Knight pensant avoir désormais un avantage décisif. Mais le Jonathan se défend, il engage tous ces terrains pour un Sengir Nosferatu ainsi qu'un Greenseeker. Considérant le vampire, Pedro décide de n'envoyer que son Skulking Knight à l'assaut afin de remettre un marqueur sur son hydre. Jo chump bloque avec le Greenseeker. A son tour, il joue Dreamstalker renvoyant le Corpulent Corpse dans sa main pour mieux le remettre en jeu. L'attaque coûte à nouveau 3 points de vie au français mais force l'argentin à jouer le flashback de Momentary Blink pour sauver l'hydre. Lors de l'attaque suivante, Jo interpose un Serpent mystique avant la déclaration des bloqueurs espérant trouver le défenseur supplémentaire dont il a besoin. Malheureusement, Pedro possède une autre Temporal Isolation. Jonathan succombe à l'attaque.

    Pendant de ce temps, Sylvain Lauriol remporte le match entre les deux champions nationaux.

    Les arbitres choisissent ce moment pour réaliser un contrôle des decks de Pedro et Jonathan. Le score étant déjà acquis, je quitte l'aire de compétition. Jonathan remporte la dernière manche pour l'honneur.

    L'équipe de France remporte le match 3/0.



     
  • Saturday, December 2: 8:38 pm - Ronde 2 : Etats-Unis contre France
    by Laurent Cestaro


  • Les deux équipes jouent désormais pour une place d'honneur mais aussi avec un enjeu de $500 par personne, écart de gains entre la 7e place, promise aux vainqueurs et la 11e place, destin des perdants.

    Après le rochester draft, les français ont une impression mitigée, leurs adversaires ayant récupérés beaucoup de " spoilers " mais ils compensent avec trois jeux d'une agressivité extrême. " On a vraiment des decks de bourrins, ils nous volé toutes les cartes subtiles " ironise Jonathan Rispal. Et effectivement, le propos ne semble pas usurpé : Selim joue un rouge noir Empty the Warrens, Jonathan a hérité d'un Blanc-vert agressif avec 3 Strengh in Numbers alors que Sylvain compte sur un rouge bleu slivoïde comprenant 4 Two-Headed Sliver. Aucun match-up n'apparaît évident mais la détermination se lit malgré tout sur les visages des français.

    Jonathan Rispal face à Luis Scott-Vargas

    Luis bénéficie de l'avantage de débuter mais c'est Jonathan qui est le premier en action avec un Knight of the Nimbus. Une Yavimaya Dryad vient rétablir l'équilibre mais le français enchaîne avec plusieurs petites créatures et met en suspens un Ivory Giant. Une Penumbra Spider permet à l'américain de stabiliser la partie mais Jonathan trouve la solution avec un Mangara of Corondor. Jonathan prend nettement l'avance dans la course contre la dryade jusqu'à ce que Luis pose un Stormbind qui contraint le français à employer un Fortify dans son mode défensif, ce qui ne l'empêche pas de trouver des arguments offensifs également avec un Strength in Numbers bien placé qui tombe l'américain à deux points de vie. Le tour suivant, le géant arrive en jeu, Jonathan possède donc trois attaquants mais Luis anime son Foriysian Totem pour arrêter deux d'entre eux et utilise son Stormbind pour se débarrasser du dernier. Jonathan révèle alors un Strength in Numbers. L'américain hausse les épaules et range ses cartes.

    Jonathan mène 1/0

    Manche 2 :

    Chaque joueur accélère son départ, Luis avec une Yavimaya Dryad et Jonathan avec Search for Tomorrow. Luis se développe avec un totem, Nantuko Shaman et une Wormwood Dryad. Jonathan, qui n'a trouvé qu'un Castle Raptor pour se défendre, est en difficulté face à autant d'imbloquables. Du coup, il lance sa créature volante à l'attaque avant d'invoquer un Spike Feeder. Le joueur français parvient à neutraliser une dryade avec Temporal Isolation puis bloque le Nantuko Shaman avec son Spike Feeder, met les dégâts dans la pile, transfère un marqueur de l'épix sur le Castle Raptor puis retire l'autre marqueur pour gagner 2. Après cette attaque vaine, un Scarwood Treefolk vient agrémenter le décor côté américain. Jonathan ne pioche toujours pas de créatures et s'incline par défaut de défenseur.

    1/1

    Sylvain Lauriol est en bon chemin pour remporter son match tandis que Selim Creiche s'est incliné. Tout va probablement se jouer sur cette dernière manche.

    Manche 3 :

    Cette fois, le français commence, ce qui convient assez au style de son jeu. Knight of the Nimbus arrive dès le second tour mais le californien suspend un Rift Bolt qui condamne le chevalier au tour suivant. Jonathan accélère invoquant coup sur coup Primal Forcemage, Benalish Cavalry et un Ivory Giant suspendu. Luis réplique avec un Nantuko Shaman. Jo pose ensuite Mangara of Corondor tout en restant bloqué à 3 terrains. Pendant ce temps, Sylvain Lauriol remporte son match, la partie est donc vraiment décisive. L'américain convoque Jolrael, Empress of Beasts et laisse le tour. Jonathan dégage ses terrains, n'en pioche toujours pas de nouveau, réfléchit puis sacrifie Mangara of Corondor pour retirer Jolrael de la partie. Il attaque : Luis passe à 8 points de vie mais il possède encore quelques cartes en main comme Serra Avenger puis Scarwood Treefolk qu'il met en jeu. Jonathan n'a plus le choix et poursuit dans sa logique offensive, ses deux créatures se ruent à l'assaut bien appuyé par Strength in Numbers qui élimine l'ange. Luis opte cette fois pour un Jedit's Dragoons qui lui permet de remonter à 9. Le gain de point de vie cumulé à l'arrivée d'un bloqueur solide laisse le français dépité. Les terrains arrivent enfin mais c'est désormais les solutions qui manquent surtout lorsque Luis invoque une Spectral Force. Ivory Giant géant entre en jeu, ouvrant une petite porte à Jonathan en laissant le Jedit's Dragoons comme unique gardien. Il enchante son géant avec Pentarch Wardpioche et abat sa dernière carte… Temporal Isolation sur le dragoon ! Sans défense, l'américain est vaincu.

    " Je suis désolé, je le topdeck mais c'était ma dernière chance, je l'ai prise. " S'exclame Jonathan à l'attention de son adversaire avant de rajouter en soupirant : " C'était spectaculaire de gagner contre ton jeu ! "

    Jonathan Rispal remporte le match 2/1

    France bat USA 2/1





     
  • Sunday, December 3: 6:33 pm - Ronde 2 : Conclusion
    by Laurent Cestaro


  • Parmi les nombreuses animations du championnat du monde, vous avez pu participer au Gunslinging. Le principe est simple : un duel en une seule manche face à des personnalités ou des joueurs stars du monde professionnel de Magic. Si vous remportez le face à face, vous repartez avec un lot. Ce samedi, trois joueurs ont été récompensés d'une façon plus qu'inattendue : ils se sont vu offert un side event en troll à deux têtes, chacun en compagnie d'un coéquipier prestigieux : Raphaël Lévy, Kaï Budde et Geoffrey Siron ! Une occasion pour Jonathan, Eddie et Marie de vivre, le temps de quelques heures, une expérience toute particulière.

    Geoffrey apprécie : " c'est une excellente initiative, le troll a deux têtes est le format le plus cool du monde mais c'est aussi surtout un exercice d'application collective. Je trouve très plaisant de jouer avec quelqu'un qui n'a pas forcément l'esprit de compétition et de pouvoir apprécier une dimension plus fun du jeu. " A ses côtés, Marie, un peu gênée, avoue pourtant ne pas connaître son nouveau coéquipier ni les autres stars du jeu. Elle ne joue que depuis un an et avant d'avoir participé à de nombreux side-events sur l'événement, elle n'avait fait qu'un seul tournoi. Pour autant, elle est littéralement ravie d'avoir " l'opportunité d'apprendre beaucoup sur le jeu ". Les deux vont s'entendre à merveille, Marie apprenant à découvrir à la fois la faconde et l'humour du wallon tout autant que quelques rudiments du jeu. Par exemple, ce magnifique coup de bluff en dernière ronde lorsque Geoffrey rappelle à ses adversaires qu'ils peuvent rajouter un compteur sur leur Hydre mécanique en fin de tour, ce qu'ils s'empressent de faire. Ces derniers ont juste oublié qu'ils ne dégageraient pas leurs permanents à cause de l'effet de l'Elémental d'embruns. Après le tournoi, Marie, aux anges, témoigne " je me suis beaucoup amusée et j'ai gagné quelques parties de façon surprenante, ça me donne une autre vision du jeu mais surtout je sais que, même à haut niveau, les joueurs s'amusent. "

    Jonathan, le nouveau partenaire de Raphaël connaît déjà plutôt bien Magic. Il a participé à des avants-premières, quelques QTs et même au GP Paris, sans toutefois jamais faire de résultat. Bien entendu, il se félicite aussi de cette chance et lorsque l'on lui demande ce que cette expérience va lui apporter il répond du tac au tac : " une victoire ! " Avec un tel état d'esprit on ne pouvait douter de la réussite de son entente avec Raphaël. Le nouveau lauréat du Hall of Fame explique : " c'est une façon pour moi de rendre un peu de tout ce que le jeu m'a donné depuis tant d'années mais c'est aussi et toujours un grand plaisir. " Raphaël Lévy n'est pas homme à faire les choses en dilettante et lorsqu'il croise sur son chemin, ronde 4, une équipe composé de Pierre Canali et Wilfried Ranque, deux joueurs pros français respectés, il se montre impitoyable, et sous les yeux d'un Jonathan appliqué à suivre les recommandations, il amène son équipe à la victoire. Pour l'anecdote, la revanche aura lieu en demi finale et ne tournera pas à l'avantage de la star et de son allié. Jonathan en retire tout de même du positif: " Raphaël est super sympa, il m'a appris beaucoup. Il est impressionnant. "

    Pour Eddie, jeune irlandais de 11 ans qui collectionne déjà avec passion les cartes des joueurs pros, c'est un rêve qui s'accomplit. Il sait presque tout sur Kaï et bien que jouant depuis à peine plus de deux ans, Eddie affiche déjà des ambitions. Il a même participé au GP Malmö avec trois byes qu'il avait gagné lors un trial en Irlande. Avoir l'opportunité d'être un moment en pleine lumière ne semble d'ailleurs pas intimider notre jeune gagnant qui se montre très participatif. Kaï mène le navire avec son calme et sa maîtrise coutumière. Le voyage s'arrêtera en en quarts de finale. Eddie était content des lots et surtout de l'expérience. Comme réalisant soudainement que le rêve touche à son terme, il s'adresse à son idolâtré partenaire avec une timidité soudaine et inhabituelle pour lui " j'espère qu'on se reverra, au pire dans un an aux prochains championnats du monde" avant de se fendre d'un émouvant " Au revoir ". Kaï, débonnaire nous confie ensuite en rigolant : " ce gamin est attachant mais mon Dieu qu'est-ce qu'il parle ! " avant d'ajouter " Il peut devenir un bon joueur, il a déjà une motivation hors norme. " Sa mise en lumière ne sera peut-être donc pas sans lendemain.

    Ce moment de bonheur a été partagé par bien plus de trois personnes ; la composition hétéroclite de ces équipes a attiré plus d'un curieux, certains admiratifs, d'autres même envieux ou juste amusés. Les adversaires de nos équipes avaient également bien souvent du mal à cacher à la fois fierté et incrédulité. C'est un arbitre japonais à qui on explique le concept qui déborde le plus d'enthousiasme, ne cessant de clamer superlatifs sur superlatifs pour démontrer, si preuve en était besoin au vu de son large sourire, combien l'idée lui plait.

    Tous réunis autour de Magic : cultures différentes, générations différentes, ambitions différentes. C'est bien là le symbole de ces championnats du monde, à l'heure où on me confirme qu'il s'agit effectivement du plus grand rassemblement de joueurs de Magic de l'histoire du jeu.


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